Les tensions au Moyen-Orient ont connu une escalade dramatique samedi 28 février 2026, avec le lancement de frappes militaires coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Cette opération, confirmée par un officiel israélien, a déclenché une crise régionale sévère, marquée par des tirs de missiles de représailles, un bilan civil qui s’alourdit et l’arrêt quasi-total du trafic aérien civil dans le golfe Persique.
Le coût humain ne cesse d’augmenter alors que le conflit s’étend. Les médias d’État iraniens ont rapporté qu’une frappe israélienne sur une école primaire pour filles dans la ville de Minab, dans le sud, a tué au moins 40 personnes. En représailles, l’Iran a tiré des missiles sur plusieurs États arabes du Golfe. Les Émirats arabes unis ont confirmé un mort à Abou Dhabi, tandis que le Koweït, le Qatar et la Jordanie ont rapporté avoir intercepté des projectiles entrants. Des explosions ont également été signalées à Doha.
Le conflit a provoqué une perturbation sans précédent de l’aviation mondiale. Les espaces aériens de la région ont été fermés, entraînant une cascade d’annulations de vols. Les grands transporteurs européens comme Lufthansa, Air France et British Airways ont suspendu leurs vols vers Israël, le Liban, la Jordanie et les États du Golfe. Turkish Airlines a cloué au sol ses vols vers dix pays du Moyen-Orient. Les compagnies aériennes asiatiques, dont Japan Airlines et Air India, ont annulé des trajets. Pakistan International Airlines (PIA) a suspendu tous ses vols vers les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar et le Koweït. Israël a fermé son propre espace aérien aux vols civils, et la Russie a suspendu indéfiniment tous les vols commerciaux vers Israël et l’Iran.
Les frappes ont suscité une condamnation internationale rapide. La Russie a condamné l’action comme une “aventure dangereuse” risquant de provoquer une “catastrophe” humanitaire et économique dans la région. Plusieurs nations, dont le Royaume-Uni, ont conseillé à leurs citoyens présents au Moyen-Orient de se mettre à l’abri et d’éviter tout déplacement. Les autorités israéliennes ont annoncé l’interdiction des activités éducatives et des rassemblements publics.
L’activité diplomatique s’est intensifiée. Le vice-Premier ministre du Pakistan a condamné les “attaques injustifiées” lors d’un appel avec le ministre iranien des Affaires étrangères. Par ailleurs, un officiel iranien a noté que le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, n’était pas à Téhéran au moment des frappes, soulignant le statut d’alerte maximale dans le pays.
